Homme en souffrance au travail, illustrant les raisons de quitter son emploi

Quitter son travail: quelles options quand la situation devient invivable ?

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Je m’appelle Solèn. Je suis juriste indépendante, spécialisée dans l’information juridique et l’accompagnement dans vos démarches du quotidien.

Ma mission : vulgariser le droit, le rendre accessible, intelligible, utile.

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Pression constante, harcèlement, épuisement mental… Quand le travail devient une source de souffrance, il faut agir. Mais pas n’importe comment : chaque décision a des conséquences juridiques.

Lorsqu’un salarié subit une situation dégradée (mal-être, tension, isolement…), il ne doit pas rester seul. Il peut (et doit) en parler :

  • à son médecin (traitant et/ou du travail)
  • au CSE ou à un représentant du personnel
  • à l’inspection du travail
  • ou à un professionnel du droit

Référence légale : obligation de sécurité de l’employeur – article L4121-1 du Code du travail

Oui, un salarié peut démissionner à tout moment (hors cas de protection particulière).
Mais attention :

La démission n’ouvre en principe pas droit au chômage (ARE), sauf cas de démissions dites légitimes.

Il est donc déconseillé de démissionner sous pression, à chaud, ou sans solution de repli.

Référence légale : article L5422-1 du Code du travail et critères France Travail pour les démissions légitimes.

C’est une solution négociée permettant :

  • une sortie encadrée ,

  • une indemnisation ,

  • l’accès au chômage.

Elle suppose un consentement libre et éclairé des deux parties.
⚠️ En cas de harcèlement ou de pression, attention : la rupture conventionnelle peut être annulée pour vice du consentement.

Références légales : articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail ; Cass. soc. 23 janvier 2019, n°17-21.550.

Un arrêt maladie lié au mal-être professionnel n’est pas un caprice mais un droit.
Il permet :

  • de se protéger physiquement et mentalement,

  • de prendre du recul,

  • de constituer une preuve si une action juridique suit.

Référence légale : article L1226-1 du Code du travail.

Longtemps toléré comme une sortie tacite, l’abandon de poste est désormais sanctionné.
Depuis 2023, l’employeur peut le considérer comme une démission.
Conséquences : pas d’indemnité, pas de chômage, pas de procédure contradictoire.

! À éviter absolument.

Référence légale : article L1237-1-1 du Code du travail (décret n°2023-275 du 17 avril 2023).

Si l’employeur manque à ses obligations (harcèlement, non-paiement du salaire, défaut de sécurité…), le salarié peut :

  • demander au conseil de prud’hommes la résiliation judiciaire,

  • quitter immédiatement l’entreprise par une prise d’acte.

Dans les deux cas, un juge évalue si les faits justifient la rupture.
⚠️ Procédures complexes : l’accompagnement d’un avocat est fortement recommandé.

Références légales : Résiliation judiciaire : article L1451-1 du Code du travail , Prise d’acte : Cass. soc. 26 mars 2014, n°12-23.634

Le harcèlement moral est strictement interdit. Il peut être :

  • signalé à la hiérarchie ou au CSE ,

  • dénoncé à l’inspection du travail ,

  • invoqué en justice pour obtenir réparation ou annuler une rupture.

Référence légale : article L1152-1 du Code du travail.

Il existe plusieurs options pour quitter son travail, mais chaque situation est unique.
👉 Partir n’est pas seulement une décision personnelle : c’est aussi un acte juridique aux conséquences durables.

Sur Bien dans mes droits, je vous aide à :

  • comprendre vos droits ,

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