
Pression constante, harcèlement, épuisement mental… Quand le travail devient une source de souffrance, il faut agir. Mais pas n’importe comment : chaque décision a des conséquences juridiques.
Lorsqu’un salarié subit une situation dégradée (mal-être, tension, isolement…), il ne doit pas rester seul. Il peut (et doit) en parler :
En parler, c’est déjà poser les bases d’une solution.
Référence légale : obligation de sécurité de l’employeur – article L4121-1 du Code du travail
Oui, un salarié peut démissionner à tout moment (hors cas de protection particulière).
Mais attention :
La démission n’ouvre en principe pas droit au chômage (ARE), sauf cas de démissions dites légitimes.
Il est donc déconseillé de démissionner sous pression, à chaud, ou sans solution de repli.
Référence légale : article L5422-1 du Code du travail et critères France Travail pour les démissions légitimes.
C’est une solution négociée permettant :
une sortie encadrée ,
une indemnisation ,
l’accès au chômage.
Elle suppose un consentement libre et éclairé des deux parties.
⚠️ En cas de harcèlement ou de pression, attention : la rupture conventionnelle peut être annulée pour vice du consentement.
Références légales : articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail ; Cass. soc. 23 janvier 2019, n°17-21.550.
Un arrêt maladie lié au mal-être professionnel n’est pas un caprice mais un droit.
Il permet :
de se protéger physiquement et mentalement,
de prendre du recul,
de constituer une preuve si une action juridique suit.
Référence légale : article L1226-1 du Code du travail.
Longtemps toléré comme une sortie tacite, l’abandon de poste est désormais sanctionné.
Depuis 2023, l’employeur peut le considérer comme une démission.
Conséquences : pas d’indemnité, pas de chômage, pas de procédure contradictoire.
! À éviter absolument.
Référence légale : article L1237-1-1 du Code du travail (décret n°2023-275 du 17 avril 2023).
Si l’employeur manque à ses obligations (harcèlement, non-paiement du salaire, défaut de sécurité…), le salarié peut :
demander au conseil de prud’hommes la résiliation judiciaire,
quitter immédiatement l’entreprise par une prise d’acte.
Dans les deux cas, un juge évalue si les faits justifient la rupture.
⚠️ Procédures complexes : l’accompagnement d’un avocat est fortement recommandé.
Références légales : Résiliation judiciaire : article L1451-1 du Code du travail , Prise d’acte : Cass. soc. 26 mars 2014, n°12-23.634
Le harcèlement moral est strictement interdit. Il peut être :
signalé à la hiérarchie ou au CSE ,
dénoncé à l’inspection du travail ,
invoqué en justice pour obtenir réparation ou annuler une rupture.
Référence légale : article L1152-1 du Code du travail.
Il existe plusieurs options pour quitter son travail, mais chaque situation est unique.
👉 Partir n’est pas seulement une décision personnelle : c’est aussi un acte juridique aux conséquences durables.
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